13 mai : Présentation et discussion à Serres (05)

« lectures et grignotages autour d’imaginaires montagnard-e-s, tantôt alpinistes, tantot contrebandie-r-e, mais toujours libre »

Le 13 mai à 18h30, à la MJC de Serres.

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Présentations de la revue dans les Pyrénées

Lundi 17 avril
Tardets
A midi, pique nique au bord du ruisseau en face de la poste. Si mauvais temps, RDV au café associatif, à côté du marché couvert.

Mercredi 19 avril, 2 présentations en parallèle
– Oloron – Saint Marie ,Librairie l’Escapade, de 18h à 20h
– Argelès Gazost, Chez Pierrot (Arcizans Avant),à partir de 19h

Vendredi 21 avril
Arudy
Espace Peleck, association Alandar
Auberge espagnole et discussion à partir de 19h30

Mardi 25 avril
Mas d’Azil
Cinéma
20h

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Présentation de la revue à Marseille

Dans le cadre des causeries mensuelles du CIRA, il y aura une présentation de la revue à 17H au 50 rue Consolat à Marseille.

plus d’infos ici

http://cira.marseille.free.fr/

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Parution de Nunatak n°1 (Hiver/Printemps 2017)

Le numéro peut être téléchargé ici. Il sera aussi prochainement disponible en version papier dans plusieurs endroits (consulter la liste des lieux de diffusion )

SOMMAIRE :
Une sensation d’étouffement/Aux frontières de l’Iran et de l’Irak/Pâturages et Uniformes/La Banda Baudissard/
À ceux qui ne sont responsables de rien/Des plantes dans l’illégalité/Conga no va !/Mundatur culpa labore

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Il y a cent ans, une page d’histoire : Les Baudissard

Le 25 février, Salle polyvalente de la Roche De rame, à partir de 14h.
Plus d’infos ici : http://croquignard.over-blog.com/2016/10/journee-100ans-baudissard.html

Introduction de l’article « La Banda Baudissard » à paraître dans le prochain numéro de Nunatak :

Durant quatre années, entre 1917 et 1920, le nom de Baudissard, fratrie de déserteurs bandits fera trembler le Piémont et les Hautes-Alpes et donnera du fil à retordre à leurs autorités respectives. Cene sont pas tant les méfaits commis qui sont intéressants mais plutôt la somme de toutes leurs aventures, parfois rocambolesques dans une période historique particulière, pour le monde et pour les régions où elles se déroulent.

C’est une histoire d’assassins, de bandits, de voleurs, de guerre, de déserteurs, de paysans, de frères, de frontière, d’émigration et de montagne. Une histoire de montagne car elle va se dérouler presque exclusivement dans cet espace de relief qui sera, comme à de nombreuses époques, un refuge et un asile pour des réprouvés. Histoire d’émigration car on verra trois des frères quitter l’Italie pour venir travailler en France et l’un d’eux s’y
installer. La frontière, ils en joueront et la franchiront à de nombreuses reprises, d’abord
pour le travail, ensuite comme limite administrative leur permettant d’échapper momentanément à leurs poursuivants, quand les recherches se feront trop pressantes à leur encontre. Les histoires des quatre frères Baudissard, paysans d’origine qui vont chacun jouer un rôle dans ce récit. En 1918, Pietro est âgé de 37 ans, Ernesto a 31 ans, Alessandro 26 et Luigi 19. Deux déserteront, les autres seront exemptés de service, Pietro comme soutien de famille, Ernesto car il est amputé d’un doigt.
Les guerres. L’une, colonialiste, va déraciner un des frères de ses montagnes et lui faire découvrir un autre univers, celui de l’Afrique, de la colonisation et de ses durs combats. Alessandro a 20 ans lorsqu’il part. L’autre, sera la première guerre mondiale. La désertion entraîne la suite de l’histoire, elle est punie de mort et les tribunaux militaires italiens l’appliquent généreusement, avec 750 exécutions répertoriées et 15.345 sentences de réclusion à perpétuité. Une prime est offerte, mort ou vif pour la capture des déserteurs
Baudissard.
C’est l’histoire de bandits, condamnés à mort par contumace qui dans leur fuite
vont voler, cambrioler des personnes parfois du peuple, parfois des propriétaires,
peut-être plus riches que d’autres mais pas tant, sans but politique affiché. Leur
fuite sera parsemée de nombreux blessés  et les rescapés le devront à la chance.

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Présentation de Nunatak dans les Hautes Alpes

nunatakalpesQuatre présentations de Nunatak, « revue d’histoires, cultures et luttes des montagnes » auront lieu dans les Hautes Alpes cette semaine :

  • Mercredi 9 / 11 – 19h : Châteauroux les Alpes, à L’Epicerie Littéraire
  • Vendredi 11/11 – 16h : Briançon, au café asso Le Chapoul, dans le Fort du Château
  • Samedi 12 / 11 – 18h : Abriès, au Retour d’Est, avec l’EOEP
  • Lundi 14 / 11 – 19h : Gap, à la maison Cézanne, face à l’entrée des Urgences
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Parution du numéro zéro

couvnunatak0Cette revue se veut un support pour développer et partager nos critiques, du point de vue des régions montagneuses que nous habitons. Nous désirons aussi chercher des moyens de concrétiser notre opposition au monde tel qu’il se présente à nous, dévier du sentier balisé des flux de la marchandise et de l’autorité, nous attaquer à ce qui nous sépare les uns des autres, nous plonger dans les histoires que racontent les ruisseaux, les êtres, les arbres ou les rochers…

Le numéro peut être téléchargé ici. Il est aussi disponible en version papier dans plusieurs endroits (consulter la liste des lieux de diffusion )

SOMMAIRE

De l’autre côté des alpes/Contre la très haute tension/ La transhumance à pied/Réflexions sur la montagne en dépeuplement/ La bête, le serpent, l’ellebore et le berger/La montagne contre l’Etat/ Le chant du rossignol/ Les communances alpines, formes d’autogestion montagnarde / La drôle de guerre des demoiselles / Le chemin de la frontière

Soirée de présentation de la revue nunatak et du numéro zéro en français :

Jeudi 13 octobre à 19h : Infokiosque, 152 grand rue, Saint jean du Gard
Jeudi 20 octobre à 19h : Café du Siècle, 1 rue Biron, Ganges
Vendredi 21 octobre à 19h : La Rétive, 42 rue du faubourg d’Auvergne, Alèsaffichepresentation

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Editorial

Nous habitons la montagne. Pour certains c’est un choix, pour d’autres un exil, un refuge, une prison. Nous l’habitons par désir ou par la force des choses, et nous posons la question de comment habiter cet espace. L’habiter réellement, ne pas nous contenter de notre position de consommateur perpétuel, dévier du sentier balisé des flux de la marchandise et de l’autorité, nous attaquer à ce qui nous sépare les uns des autres, nous plonger dans les histoires que racontent les ruisseaux, les êtres, les arbres ou les rochers…

Nous nous sommes réunis autour de l’envie de faire écho à la revue italienne Nunatak, revue d’histoires, de cultures, et de luttes des montagnes, s’inspirant de celle-ci pour une publication française. Nous ne cherchons pas à la reproduire à l’identique, mais à imaginer une forme similaire en résonance avec nos propres vécus.

La montagne est tout à la fois accueillante et contraignante, vivifiante et terrifiante, mais elle nous permet surtout un certain recul sur le monde et sur nous-même. Des populations successives l’ont façonnée pour y établir leur existence. Les pentes difficiles, les hameaux parsemés parfois inaccessibles en ont compliqué le contrôle. Tout un imaginaire entoure cet espace, terre d’insoumissions et d’hérésies, haut-lieu des bandits et contrebandiers, espace de résistance et d’autonomie.
Cet imaginaire a tendance à ériger la montagne en mythe lui conférant le pouvoir d’échapper à l’horreur de ce monde. Prise dans la toile des industries et du tourisme, découpée en zones d’exploitation ou en parcs naturels qui servent de musée pour des formes de vie anéanties, la montagne n’est pas un espace préservé. Le capitalisme s’acharne à neutraliser tout ce qui lui échappe. La métropole s’étend inexorablement dans un processus d’uniformisation qui aménage les territoires en vue de les soumettre à la gestion marchande. Le mode de vie qui en est issu se présente comme le seul envisageable. Dans ces régions reculées, nous entretenons des rapports tout autant imprégnés de l’hégémonie régnante.
Notre analyse est paradoxale. Partant du constat qu’il n’y a pas d’en dehors, que les oasis ont été absorbées par le désert, nous reconnaissons cependant que certains espaces n’ont pas été totalement dévastés et présentent encore des particularités auxquelles nous sommes attachés. Il y subsiste en effet des traces qui nous renvoient à des récits, des histoires, des pratiques et des vécus singuliers échappant en partie à l’uniformisation totale des modes de vie. Ces traces nous laissent entrevoir des contradictions et des possibilités d’explorer des trajectoires divergentes.
C’est sur ces singularités que nous désirons nous attarder, afin de faire circuler des outils et des idées qui nous permettent de reprendre le pouvoir sur nos vies.

L’imaginaire autour de la montagne résonne pour nous comme une métaphore. Dans la langue des Inuits, le terme nunatak désigne une montagne s’élevant au dessus des étendues gelées, où se réfugie la vie pour perdurer pendant l’ère glaciaire. La montagne, c’est donc tous ces petits espaces où subsistent et où s’expérimentent des façons d’exister qui tentent de contredire le froid social triomphant. Et si nous voulons nous concentrer en premier lieu sur les régions montagneuses, cela n’exclut en aucun cas les contributions venues d’ailleurs.

Nous avons envie de retracer les chemins qui nous ont amenés à habiter en montagne ou à faire le choix d’y rester, de croiser nos récits et expériences afin de les confronter à d’autres.
Nous voulons effectuer des recherches pour fournir des documents sur les histoires de révoltes, de désertions passées et actuelles, individuelles et collectives, spécifiques à ces zones géographiques.
Nous désirons aussi nous intéresser aux animaux, aux plantes, aux minéraux, à l’eau… à tout ce qui constitue ce que ce monde a figé en un « environnement » qu’on voudrait nous vendre comme terrain de ressources exploitables. Nous considérons plutôt qu’il s’agit d’un ensemble dont nous faisons partie et qui nous traverse.
Nous souhaitons enfin nous pencher sur des pratiques, des savoirs-faire, des formes d’organisation différentes afin de tenter de nous les réapproprier pour leur usage et non leur valeur marchande. Nombre de ces mêmes pratiques ont été récupérées, muséifiées en tant que concept marketing : label biologique, tourisme, patrimoine…
Nous ne voulons pas laisser aux traditionalistes et aux musées, aux identitaires et aux chauvins, aux réformistes et autres réactionnaires les interprétations de l’histoire.
Il ne s’agit pas pour nous de trouver dans les cultures du passé un idéal à atteindre, nous sommes convaincus que s’opposer à l’idéologie du progrès ne signifie pas un retour en arrière. Ce n’était pas mieux avant. De quels éléments de notre histoire pouvons-nous alors nous emparer pour imaginer et concevoir des perspectives radicalement autres ?

Cette revue se veut un support pour développer et partager nos critiques, du point de vue des régions montagneuses que nous habitons. Mais nous désirons aussi chercher des moyens de concrétiser ce que nous pensons pour pouvoir nous opposer au monde tel qu’il se présente à nous : développer et intensifier des liens, confronter des réalités et lutter contre le rapport de consommation aux espaces que nous essayons d’habiter. Essayer, sans nous faire d’illusions, d’expérimenter ici et maintenant sur la base de notre refus ce vers quoi nous voulons aller.
Combattre concrètement l’uniforme.

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