Présentation de Nunatak au refuge de Font Turbat

Nunatak (re)vient au refuge de Font Turbat pour discuter de la revue !
Ce sera le vendredi 18 septembre à 18h.

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Présentation-discussion le Jeudi 12 mars à Pontarlier (25)

Deux membres de la rédaction de Nunatak seront dans le Haut-Doubs jeudi 12 mars 2020 à 20h30 pour une présentation de la revue, suivie d’échanges nourris !

Ça se passera au café-lecture L’Esperluète, 5 rue Vannolles, à Pontarlier.

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Présentations dans le Vaucluse, à Beaucet et Lauris

Le 27 février à 20h au Beaucet (84210), salle Antonella.
Ouverture à 19h pour chauffer la salle en partageant une soupe, vous apportez le reste.

Le 28 février au Café Villageois à Lauris (84360), à partir de 18h
suivi de Patrick Rochedy, un conteur de pays et d’universel !
Né  »à la campagne » sa parole est ancrée dans les terres. Quand il parle de plantes, de bergères, de loups il sait de quoi sont fait ces mondes-là. Berger il l’a été, de sa famille il a hérité ce savoir, les plantes il les a récolté pour nourrir les lapins ou soigner les bronchites dès l’enfance au village, quant aux loups c’est une histoire de transmission ancestrale.

 

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Présentation des revues L’effeuillé et Nunatak

Samedi 25 Janvier 2020, à 18 h, à la Ferme des Roussets (26)

Le comité de rédaction de la revue locale indépendante du Royans « L’effeuillé », invite des participant.e.s à « Nunatak – histoires, cultures et luttes des montagnes » à partager sur nos motivations, nos manières de faire,… et répondre à toutes vos questions.

Entrée prix libre

Lieu : Ferme des Roussets, 1860 route du tram – 26190 St Jean en Royan

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Parution de Nunatak n°5 (Hiver-printemps 2019/20)

Le numéro 5 de Nunatak, revue d’histoires, cultures et luttes des montagnes, vient de paraître (il peut être  téléchargé ici). Il sera prochainement disponible en version papier (consulter la liste des lieux de diffusion )

Si vous souhaitez recevoir des exemplaires, vous pouvez nous contacter en précisant le nombre désiré ainsi que l’adresse de réception. Dorénavant, pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait, il est possible de s’inscrire dans notre carnet d’adresses et de recevoir les prochains numéros dès leur parution. Il suffit de nous le préciser dans votre mail ou courrier. N’hésitez pas à nous contacter si vous voulez nous aider dans la diffusion, participer à la revue,  nous envoyer vos propositions de textes, d’illustrations, commentaires ou critiques.

PS : On nous glisse dans l’oreillette que des soirées de présentation seraient en préparation dans le Lubéron et en Bretagne…

 

SOMMAIRE :
Promenons-nous dans les bois/Nicole écoute aux Portes/La fin du monde, l’eau et le feu/Transhumances/Imbroglio sur le Markstein/Voyage, voyage !

 

 

 

 


Édito

La randonnée que nous allons entamer nous mènera sur des chemins escarpés où l’équilibre risque d’être difficile à tenir. Tel un funambule des montagnes, nous essayerons de ne pas chuter car il nous faudra mettre en évidence des contradictions sans tomber dans la critique facile qui vise à moraliser ou à faire culpabiliser.

Nous observons autour de nous un intérêt grandissant pour tout un ensemble de choix de vie qu’on pourrait qualifier d’alternatifs. Autonomie alimentaire ou énergétique, écoconstruction, écoles alternatives, médecines douces, régimes alimentaires divers et variés, économie sociale et solidaire, etc.

On pourrait a priori se dire « Eh bien quoi ? Chacun fait fait fait c’qui lui plaît plaît plaît, non ? » Certes. Il ne s’agit d’ailleurs pas ici de juger ce que chacun·e met dans son assiette ou comment on occupe son temps libre.
Plus questionnant par contre est le fait que ces choix de vie individuels sont très souvent présentés comme des choix militants et forts, une solution politique aux problèmes sociaux et environnementaux. Dans ce foisonnement d’alternatives, certains y verront un moyen de détruire le capitalisme, mettant ainsi en pratique la théorie dite « de la tâche d’huile » : montrer l’exemple, la voie à suivre, en incitant les autres à « s’y mettre aussi » et alors, peu à peu, le nouveau monde remplacera l’ancien. Ce mouvement ne se trouve-t-il pas amplifié par les angoisses liées à « l’effondrement programmé du capitalisme et de la planète » ?

Ces choix sont-ils réellement à la portée de tout un chacun ? Ces alternatives souvent mises en avant par des individus et groupes plutôt bien dotés culturellement et financièrement, ne délimiteraient-elles pas une nouvelle frontière symbolique des rapports de classe ? On voit d’ailleurs facilement venir les rengaines culpabilisantes envers celles et ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas appliquer ces recommandations d’usage1.
Se livrer à une démarche individuelle soit-disant vertueuse ne se ferait-il pas au détriment de perspectives collectives d’émancipation, avec ce qu’elles peuvent comporter de confrontations avec l’ordre établi ?
Et puis, ne serait-ce pas illusoire de croire à un changement fondamental des structures de cette société en s’en remettant à « si tout le monde faisait comme-ci… » ?

Nous voilà bien chargés pour continuer l’ascension. Nous tanguons. Avant de chuter vers une pente un peu trop raide, reprenons notre souffle et jetons un œil de l’autre côté de notre ligne de crête.

Ce que nous critiquons dans certaines alternatives, c’est qu’elles mettent de côté la question sociale : soit elles croient s’en exclure en vivant en marge ou au désert ; soit elles dénigrent ou nient l’importance du politique dans la société ; soit elles sont elles-mêmes nihilistes au point de ne plus rien tenter puisque « ça ne sert à rien » ; ou encore – et c’est le plus prégnant – elles n’envisagent même pas d’avoir d’impact sur la machine capitaliste, qui est pourtant ce qui nous amène à chercher des alternatives aux continuels désordres que nous vivons.
Faire pousser des légumes, se réapproprier sa santé, comprendre ce qui se passe sous le capot de sa bagnole… il y a de l’intérêt dans toutes ces initiatives qui comportent des éléments de réponses. Le gros bémol réside dans le fait de nous les présenter comme des formes de résistances au système en place.

Développer la compréhension de son corps, de sa santé et des moyens d’automédication, fait-il réellement sens si l’on se désintéresse dans le même temps des luttes pour le maintien de services dans les petits hôpitaux ou contre les déserts médicaux ? Que signifie l’investissement dans un vélo électrique pour réduire son empreinte carbone, à l’heure où les temps de trajet domicile/travail augmentent et où les petites lignes de train disparaissent ?

Plutôt que de centrer les pratiques de changement sur le collectif au sens large, les alternatives les font assumer par l’individu, la famille, ou le groupe affinitaire, ce qui à terme met l’accent sur la compétition, l’inégalité, l’atomisation, la division (sexuelle des taches, internationale du travail, des luttes etc.).

L’injonction à se gérer soi-même se retrouve à tous les niveaux. Du salarié toujours plus flexible au travailleur indépendant, en passant par le développement personnel, ou encore l’astreinte au bien-manger bien-bouger, il y a recentrage sur l’identité et l’individu qui se doit d’être autonome et performant, au détriment d’une sociabilité riche d’interdépendances. Cela entraîne un repli sur soi qui semble être une lame de fond traversant toutes les couches de la société actuelle.

Dans cette vision individualiste propre aux sociétés marchandes, chacun se bat pour soi, contre tous ou presque, pour assurer son bien-être, son niveau de vie, ses espoirs, sa sociabilité.

Là, nous sommes au point culminant, allez on redescend en rappel !

Ce qui nous paraît important, c’est de faire vivre l’expérimentation dans le champ social. Il est vain de penser pouvoir s’extraire du monde tel qu’il existe, il l’est également de rejeter toute tentative d’aller à l’encontre des rapports sociaux dominants. Expérimentons donc ! Sans chercher l’exemplarité, sans non plus nier la conflictualité et les contradictions que peuvent porter les expériences à la marge. Au-delà de nos critiques des sociétés actuelles, certaines pratiques peuvent nous faire entrevoir des rapports différents de ceux auxquels le monde marchand nous condamne.
Par contre, s’il s’agit de tout mettre à plat pour de bon, il y a fort à parier que ça ait plus la tronche du foisonnement confus du mouvement des gilets jaunes, que d’une « insurrection des consciences » bien balisée à la Pierre Rabhi se gardant bien de mettre en cause le capitalisme et les structures du pouvoir.

Nous n’avons évidemment pas de solution toute faite à proposer. Aucune ne détiendrait l’entièreté de la réponse et il en reste sûrement d’autres à inventer.

Descente terminée sans écorchures ou presque, on touche terre, bienvenue dans Nunatak n°5 !

1 À ce propos, merci aux gilets jaunes d’avoir rappelé que si on ne met pas en place des choix de consommation bio et locaux, ce n’est pas forcément parce que l’on est des abrutis, mais bien souvent parce que l’on n’en a pas les moyens.
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Tournée des refuges Écrins/Valgaudemar du 3 au 8 septembre 2019

Nunatak vient randonner dans le Valgaudemar (05) du 3 au 8 septembre !
Nous proposerons à cette occasion des présentations de la revue avec les personnes présentes le soir dans les refuges :
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– du Clot/Xavier Blanc le mardi 3 septembre
accessible par la route, repas sur réservation (réserver à revuenunatak@riseup.net)
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– de Vallonpierre le mercredi 4 septembre
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– du Pré de la Chaumette le jeudi 5 septembre
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– de Font Turbat le samedi 7 septembre
Présentation croisée avec la revue Crochet Talon avec qui nous proposerons un atelier d’écriture le lendemain après-midi sur le thème, ô surprise, de la montagne !
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À vos chaussures de rando !
L’équipe de Nunatak.
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Nunatak à la Fête de la Batailleuse le 1er août

La ferme de La Batailleuse à Rochejean (25370) nous invite à tenir un stand pendant leur fête annuelle. Marché paysan, ateliers, restauration, concerts…

Si vous voulez venir papoter ou découvrir la revue, c’est l’occaz !

Des membres de la rédaction de Nunatak animeront bientôt des présentations de la revue dans des refuges des Écrins, autour du week-end du 7/8 septembre. Plus d’infos à venir !

rectoverso

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14 juillet : Présentation aux Transversales, Moulins de Faugères (34)

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Discussions autour de la revue Nunatak dans le Béarn (Pyrénées), du 22 au 26 mai :

– mercredi 22 mai, 18h30 librairie l’Escampette à Pau (Béarn).
– jeudi 23 mai, 20h30 auberge des Perchades à Bilhères en Ossau (Haut
Béarn).
-vendredi 24 mai, local de Zinca à Mauléon (Pays Basque, Soule), à
18h30, présentation discussion nunatak, suivi d’un petit graillou
partagé.
– samedi 25 et dimanche 26 mai, présence de Nunatak au Salon du livre
sans frontière à Oloron Sainte Marie (Haut Béarn), et présentation
discussion dimanche 26 mai à 11h30 pendant le salon.

A bientôt !

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Soirée de présentation à Caracoles Sagar dans les Vosges, le samedi 18 mai 2019

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