Tournée de présentation Massif Central Nord en Mai !

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Prochaines dates de discussions autour de la revue Nunatak – Printemps 2019

Samedi 13 avril à 18h à L’Astragale à Sète (21 rue Pierre Semard)
Présentation de la revue – échanges – discussion
Dimanche 14 avril à 20h au café-resto Le Banc Sonore à Rabastens – Tarn (22, Promenade des Lices)
Présentation-débat sur la lutte du Larzac, en présence de Goupil, auteur dans Nunatak n°3 de l’article Richesse des contradictions – La lutte du Larzac, entre révolte et réforme
Dimanche 28 avril à Mézères – Haute-Loire à 16h à l’invitation du collectif Pied de Biche Marque Page
Discussion autour de la thématique de la forêt, ses usages (ancestraux et contemporains) et de l’évolution des paysages
Du 5 au 15 mai – Tournée dans le nord du Massif Central
De l’Ardèche au plateau de Millevaches, en passant par la Haute-Loire, les volcans d’Auvergne et le sud-Corrèze !
Le détail des différentes dates sera envoyé d’ici peu.
Les 25 et 26 mai au Salon du livre d’Oloron-Sainte-Marie (64)
Du 12 au 16 juin lors de la Conférence Internationale de Géographes Anarchistes et Libertaires (CIGAL) à Rabastens dans le Tarn
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« Le problème n’est pas le touriste, mais le capitalisme »

Cet article est issu du dossier « Tourisme : plus loin, plus vite, plus rien », publié dans le n°167 de CQFD en juillet-août 2018.

Par Plonk & Replonk {JPEG}

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« Nunatak », en langue inuit, désigne une montagne où la vie se réfugie au-dessus des glaces pour perdurer pendant l’ère glaciaire. Mais c’est aussi le nom d’une jeune revue « d’histoires, cultures et luttes des montagnes » qui sort deux fois par an – son dernier numéro traitait en partie de l’industrie touristique. Le collectif qui la réalise prépare déjà le prochain, mais il a quand même pris le temps de revenir sur les spécificités de cette belle et intelligente publication. Questions et réponses.

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Nunatak, qu’est-ce que c’est ?

« À l’origine, Nunatak est une revue italienne, qui existe depuis 2006 et compte 50 numéros. Elle est née autour de la lutte No-Tav du Val de Suse et de la contestation des Jeux olympiques de Turin. En 2015, lors d’une tournée de présentation en France, les Italiens ont proposé de faire traduire leur revue en français. On a adhéré, mais avec l’idée de faire une revue à part entière plutôt qu’une simple traduction. Le premier numéro est ainsi sorti à l’automne 2016. On garde des liens avec la rédaction italienne, mais les deux revues sont autonomes.

Depuis le départ, notre collectif rassemble des personnes d’horizons divers – des Cévennes, des Hautes-Alpes, des Pyrénées et des Vosges. Nous ne sommes ni journalistes, ni historiens : on veut seulement se donner les moyens d’analyser nous-mêmes ce qu’on vit. La montagne nous rassemble, mais nos parcours sont différents : certains d’entre nous vivaient il y a peu en ville quand d’autres habitent depuis toujours la montagne. Et parmi nous, il y a des saisonniers, des paysans, des chômeurs, des intérimaires, des universitaires… La revue n’entend nullement porter une homogénéité idéologique, mais nous nous retrouvons sur une base politique anticapitaliste et anti-autoritaire. Par contre, nous nous refusons à ne diffuser que dans les réseaux militants. On souhaite parler au plus de monde possible, en diffusant de la main à la main, lors de présentations, et dans les librairies, cafés, épiceries et même étals de marché. »

Pourquoi centrer la revue sur la montagne ?

« Pour une première raison évidente : il s’agit de partir de réalités partagées, là où on vit – c’est cela qui permet la rencontre et la discussion. Essentiel. S’il existe déjà des revues spécialisées sur la montagne, elles abordent le sujet par l’angle sportif, de terroir ou universitaire. Rien à voir avec notre envie de porter un discours critique, politique, sur les réalités des habitants de la montagne. Et d’y trouver le prétexte à parler de plein d’autres choses. De ce qui nous relie, des mouvements de lutte aux histoires de bandits, des usages aux savoir-faire, de la faune et de la flore… Ça nous intéresse de parler d’histoire : ça nous nourrit et c’est une source d’inspiration. Mais on ne veut pas idéaliser le passé montagnard. Communément, on a tendance à voir les montagnes comme des milieux préservés, des lieux de passages, de refuges. Mais en réalité, ces espaces n’échappent pas à l’uniformisation : il n’y a pas d’oasis épargné par la logique marchande. L’idée, c’est d’aller fouiller derrière les apparences, de comprendre les choses plus en profondeur. »

Votre dernier numéro aborde largement la question du tourisme – quels sont les sujets traités ?

« Trois papiers se penchent en effet sur le sujet. Le premier est une réflexion autour du Fou d’Edenberg [1], un roman de Samivel qui raconte l’arrivée des sports d’hiver dans un village des Alpes. Un second, “Le tourisme ou la mort’’, aborde les transformations du Queyras [Hautes-Alpes], et plus particulièrement de Saint-Véran, avec le développement du tourisme dans cette zone réputée “authentique’’. Et dans le troisième, “Activités de pleine nature’’, un accompagnateur en moyenne montagne analyse la façon dont ces activités impactent son rapport à l’environnement et au travail. »

Il y a des constats communs qui sous-tendent ces trois papiers ?

« Bien sûr ! La première chose qu’on souhaitait poser, c’est que le tourisme fait système. Il s’agit d’un ensemble de rapports sociaux qui place les visiteurs dans une position de “touristes’’, de consommateurs, et suscite à la fois une dépossession des habitants et une restructuration de l’économie locale.

La critique du tourisme de masse – sur la côte ou dans les stations – est désormais assez répandue. Un point positif ? Pas tellement, parce qu’il s’accompagne, en réaction, de la création d’une nouvelle forme de tourisme “ écoresponsable ’’, de proximité. Pour nous, ce sont là deux faces d’une même industrie. L’écotourisme n’est rien d’autre qu’une nouvelle manière d’étendre l’emprise touristique sur l’ensemble du territoire.

La participation individuelle à ces nouvelles formes de tourisme présente un côté libéral, en façade. Qui tend justement à faire oublier le côté systémique du tourisme et la planification étatique qui l’accompagne – celle-ci se manifeste par des outils d’aménagement ou de gestion, comme les Parcs naturels régionaux. Il s’agit d’un levier économique conséquent, qui pousse chacun à y participer : dans certaines zones, 90 % des habitants vivent du tourisme. En réalité, les rapports de classes se reproduisent, entre galériens qui veulent s’en sortir et d’autres qui ont du capital, saisonniers et propriétaires, etc. Un ensemble d’éléments, comme les labels, les parcs, les offices du tourisme font le lien entre l’individu et les institutions.

Depuis longtemps, ce phénomène existe : le développement du tourisme après la Deuxième Guerre mondiale a entraîné dans les zones en dépeuplement l’essor de la double activité pour les paysans. Le tourisme n’est ainsi pas une activité qui serait séparée des autres, mais quelque chose de transversal, qui s’inscrit dans l’ensemble du territoire. C’est une manifestation du capitalisme.

Les dépossessions provoquées sont multiples. Matérielles, d’abord, avec la multiplication des résidences secondaires et le cas de villages qui voient leur population quintupler pendant l’été. Et symboliques, ensuite. Ainsi des appellations d’origine, par exemple, qui mettent en avant une image d’authenticité sans lien avec les pratiques et les usages locaux – et jusqu’à des fromages purement inventés  ! Le phénomène de muséification des zones touristiques a tendance à figer une image passée, et empêche donc la réappropriation des usages, des savoirs, de l’habitat.

On assiste aussi au développement d’une forme d’illusion partagée : pour que le tourisme fonctionne, il faut que tout le monde, dans les vallées, entonne un discours positif. D’où un fossé entre la réalité vécue localement et le discours porté, relevant de cette illusion. »

Cette critique pose des bases pour résister au système touristique ?

« Pour l’instant, il y a peu de pratiques concrètes de luttes. Et elles sont souvent concentrées sur de gros projets touristiques. Les protestations à Barcelone ou à Venise contre les nuisances du tourisme de masse sont certes intéressantes, mais on veut aller un peu plus loin. Critiquer les rapports marchands. Et ne pas dissocier la critique du tourisme de celle du capital.

Il s’agit aussi de comprendre le rôle de soupape de décompression joué par le tourisme pour les classes subalternes – rien d’autre que la reproduction de la force de travail. On ne veut pas porter un discours de mépris de classe sur le sujet. Ni jeter la pierre aux personnes qui partent à la montagne pour éviter le burn-out. D’autant qu’on peut très bien subir le tourisme en étant exploité dans un camping hyper fréquenté, puis devenir touriste à notre tour. Encore une fois, le problème n’est pas le touriste, mais le capitalisme. »

Et comment se présente votre prochain numéro ?

« Cette fois, pas de thème principal : on fait avec les textes qu’on produit et qu’on nous propose. Dans ce quatrième numéro, on évoquera notamment ce qui se passe dans les Alpes autour de la solidarité avec les migrant.es, la contrebande dans les Pyrénées ou la lutte des agriculteurs et agricultrices contre les normes… C’est d’ailleurs l’occasion d’inviter les gens à participer à la diffusion et à nous contacter pour toute proposition, critique ou participation [2]. Pour chacun de nos deux numéros annuels, on organise un week-end de réflexion ouvert à chacun et chacune. Le prochain se tient à la fin de cet été [3] – n’hésitez pas ! »

Propos recueillis par Alexandre Hyacinthe

Notes

[1Albin Michel, 1967.

[3L’été 2018 [Note du webmaster… à la bourre !].

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Présentation à Marseille, le vendredi 22 février 2019

A Manifesten, 59 rue Thiers, Marseille
Le 22 Février, présentation à 20h !

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Parution de Nunatak n°4 (Hiver-Printemps/2019)

Le numéro 4 de Nunatak, revue d’histoires, cultures et luttes des montagnes, vient de paraître (il peut être  téléchargé ici ). Il sera prochainement disponible en version papier dans plusieurs endroits (consulter la liste des lieux de diffusion )

Si vous souhaitez recevoir des exemplaires, vous pouvez nous contacter en précisant le nombre désiré ainsi que l’adresse de réception. Dorénavant, pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait, il est possible de s’inscrire dans notre carnet d’adresses et de recevoir les prochains numéros dès leur parution. Il suffit de nous le préciser par retour de mail. N’hésitez pas à nous contacter si vous voulez nous aider dans la diffusion, participer à la revue,  nous envoyer vos propositions de textes, d’illustrations, commentaires ou critiques.

Ps: nous souhaitons faire une tournée de présentation de la revue dans le Massif Central (Limousin, Haute-Loire, Nord-Ardeche, Auvergne…) au début du printemps, si vous souhaitez proposer des dates et/ou des lieux pour les présentations, n’hésitez pas à nous contacter!

SOMMAIRE :
Belle époque et xénophobie/Brigante se more/Chasse, pêche, nature et réintroduction/Pour une poignée de riz/Choucas des tours/Le bruit du fleuve Congo
n’ empêche pas les poissons de dormir/Un compteur intelligent n’est pas le contraire d’ un compteur idiot


Edito :

Oscillant entre le constat que les régions de montagne sont parfaitement intégrées au système capitaliste, et notre attachement à ces espaces comme porteurs de possibles, le premier édito de Nunatak définissait notre analyse comme « paradoxale ».

Depuis ce premier numéro, de nouvelles personnes ont rejoint le collectif au gré de rencontres, de rendez-vous d’ ’ élaboration de la revue, de présentations publiques. En écrivant, relisant et discutant les articles prochainement publiés, nous revenons de manière régulière à cette ambivalence et aux questions qui en découlent. Comment donner à voir en quoi les montagnes nourrissent nos imaginaires, sans verser dans un discours idéalisé – romantique – de la montagne ? Comment raconter ce qui nous y anime sans surinvestir la montagne comme lieu de résistance ou de liberté ? Sans l’ ériger comme refuge psychologique, partie du monde préservée, où les formes de vie y batailleraient plus ardemment qu’ ailleurs contre les forces obscures du capitalisme depuis leurs pitons rocheux imprenables ?

Si les temps actuels sont politiquement un peu difficiles à avaler, il n’ en reste pas moins évident pour nous que le romantisme politique n’ a jamais semblé constituer le moindre début de solution. Et le cortège l’ accompagnant communément – passéisme, héroïsation, valorisation de vies paysannes rudes et supposément saines, nostalgie d’ un éden pré-capitaliste… – ne paraît pas plus désirable.
Pourtant, des objets d’ articles prêtant le flan à l’ exaltation, qu’ il s’ agisse de la garde de troupeaux ou de hors-la-loi montagnards, il y en a eu quelques-uns. Tous ont amené à des débats au sein de la revue.

Prenons le pastoralisme, par exemple. Comment traiter avec justesse de la condition de berger ou bergère ? Nous sommes plusieurs, voire nombreux·ses, dans et hors de cette revue, à s’ être retrouvé·e seul·e avec mille trois cent brebis et cinq chiens, dans la lumière d’ automne sur les crêtes brumeuses ébouriffées d’ églantiers. Nous avons fondu devant cet espace, cette liberté, ces moutons soyeux et ces systèmes pastoraux cohérents, heureux de la distance que garde encore en partie le métier avec l’ industrialisation de l’ agriculture et ses déclinaisons normatives. Bien sûr que nous souhaitons le partager au travers d’ articles. Et nous avons pourtant été les mêmes à qui une nuit complète et six packs de bières n’ ont pas suffi à raconter l’ ensemble des emmerdes que la garde nous a causé. Salaires de misère, patrons lubriques et misogynes, cabane pourrie ou absence d’ organisation collective – si ce n’ est avec le chien. Alors, comment raconter ce qui nous fait rêver, nous anime ou nous porte dans ce métier sans mettre sous le tapis les coups de pieds aux droits sociaux communs, la marchandisation de l’ imagerie pastorale et le fait que nous n’ y sommes pas à l’ abri des normes, juste quelques mètres devant, et qu’ elles courent vite ?

Quand il s’ agit de figures historiques, cette tension est aussi présente. Qu’ ils soient brigands ou déserteurs, Demoiselles ou maquisards, nous ne désirons pas entretenir des mythes absolus et décontextualisés, créer des imageries de révolté·es montagnard·es aux cœurs purs. Pour autant, au-delà du fantasme, ces personnages et leurs réalités vécues nous intriguent, parce qu’ oublié·es par l’ histoire des vainqueurs, ou en rupture avec celle-ci. Ils nourrissent nos imaginaires, alors comment aborder leurs histoires sans idéaliser l’ illégalisme, qui n’ est pas toujours motivé par un autre mobile que celui de la survie ?

Ce ne sont que deux exemples parmi d’ autres, et ces discussions nous ont amené à un constat : nous n’ avons pas de réponse unique et commune à apporter pour sortir de ce paradoxe permanent.
Si ce questionnement autour de l’ idéalisation de la montagne et de ses singularités nous traverse tous et toutes unanimement, Nunatak rassemble des personnes aux parcours variés, avec leurs rapports spécifiques à la montagne, à l’ écrit et aux savoirs. Habitées de manières différentes par les rebelles, les marginaux, les petites bêtes duveteuses, les loups ou les chasseurs. Certain·es ne s’ interdisent pas une idéalisation cultivée, d’ autres ne s’ y sentent pas plus imperméables que le commun des mortels, d’ autres encore se souhaitent foncièrement matérialistes.
Cette multiplicité de rapports aux thématiques abordées dans Nunatak – qu’ il s’ agisse d’ une figure d’ une époque lointaine du nord du Piémont ou des vertus d’ une plante du Mercantour – a construit cette revue. Nous tentons, et tenterons, de donner à voir cette multiplicité, parce qu’ elle nous paraît plus nourrissante que la modélisation d’ une supposée ligne commune sur l’ imaginaire montagnard. Ainsi, la contrebande fut abordée d’ une certaine manière dans Bétail, sel et fusils (numéro 2), elle le sera différemment dans Pour une poignée de riz au sein du présent numéro.

Nous ne sommes pas des spécialistes des sujets abordés et sommes évidemment traversé·es de subjectivité. Mais au-delà de la part d’ idéalisation dont sont empreints à des degrés divers les écrits publiés, ce qui nous intéresse est ce qu’ ils nous donnent à voir, à débattre ou à questionner. Sans prétendre faire de Nunatak une revue scientifique ou rationaliste, il nous tient à cœur collectivement d’ interroger les réalités matérielles et économiques des sujets abordés dans la revue. Les plantes médicinales des montagnes ne nous font pas oublier la destruction du système de santé – notamment dans les zones reculées – tout comme quelques ares de légumes auto-produits ne suffisent pas à en finir avec l’ agro-industrie.

Les montagnes et ce qu’ elles abritent peuvent prêter à rêver, à s’ organiser, à rire ou à lutter. Nous ne voulons pas choisir entre tout ça, mais partager des récits, des expériences qui nous renforcent, en se défiant du folklore. Nous sommes en équilibre, sur une ligne de crête.
Ce qui est finalement assez normal vu la gueule des terrains arpentés.

 

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Présentations de la revue en Suisse, dans le Jura, à Grenoble et Lyon

ERRATUM : la présentation à Saint Imier est annulée. On s’excuse par avance si des personnes font le déplacement…

ERRATUM : changement de lieu à LYON le 2 février :  « Jusqu’ici « , 169 Grande rue de la Guillotière,, à partir de 15h !

ERRATUM 2 : Changement de lieu à Rochejean : Au centre d’accueil Le Souleret, 16 rue de la fontaine, et non pas à la ferme route de la batailleuse.

Grenoble : Dimanche 20 janvier à 19h , Café librairie Antigone, 22 Rue des Violettes

Genève : Mardi 22 janvier à 19h, Librairie La dispersion, 10, rue des Vieux-Grenadiers

Thonon-les-Bains : Jeudi 24 janvier à 19h, La petite échelle, 18, Chemin des Tissottes

Orbe : Vendredi 25 janvier à 19h30, ferme collective du Joran, Chemin des Philosophes

Saint-Imier : Mardi 29 janvier à 20h, L’espace noir, 29 Rue Francillon

Rochejean : Mercredi 30 janvier à 19h30, La batailleuse – Centre d’accueil Le Souleret, 16 Rue de la Fontaine, 25370 Rochejean

Hauteville-Lompnes :Vendredi 1er février à 19h, Les Sept Lieux, 1 place du Docteur le Tacon

Les Bouchoux : Samedi 2 février à 19h30, La Zone du Dehors, Sur la roche

Lyon :Samedi 2 février à 15h, « Jusqu’ici « , 169 Grande rue de la Guillotière,

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Présentation de la revue Samedi 8 décembre à 19h30 à la Librairie Scrupule – Montpellier

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Des nouvelles de Nunatak

Nous avons mis en place une liste mail de diffusion afin de tenir au courant des nouvelles parutions ainsi que des futures soirées de présentation de la revue Nunatak.

Pour s’y inscrire : https://lists.riseup.net/www/subscribe/nunataknews

Les numéros #0 et #1 ont été réédités. Il est possible d’en commander.

Le prochain numéro est prévu pour l’hiver et est d’ores et déjà en préparation. N’hésitez pas à nous faire part de vos propositions de textes ou d’illustrations. Nous en discuterons fin octobre.

Des présentations de la revue auront lieu à Marseille, Montpellier, dans le Tarn, les Cévennes et en Suisse dans les mois qui viennent. Nous vous tiendront au courant via cette liste de diffusion.

À bientôt !

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Parution de Nunatak n°3 (Été-Automne/2018)

Le numéro peut être téléchargé ici. Il sera aussi prochainement disponible en version papier dans plusieurs endroits (consulter la liste des lieux de diffusion ). N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez en recevoir quelques exemplaires, nous aider dans la diffusion, nous envoyer vos propositions de textes, commentaires ou critiques

SOMMAIRE :
Briser les frontières/Betail, sel et fusils/Arbéost/Richesse des contradictions/Agriculteurs et agricultrices contre les normes/Passeurs/Le barrage et les hommes


Edito :

La traque des clandestins à la frontière franco-italienne dans les Hautes-Alpes
entraîne, sans surprise, son lot de violence. La police aux frontières et autres
sbires de l’État s’adonnant à la chasse à l’humain en montagne mettent en danger
les migrant·es qui tentent le passage en altitude pour éviter les contrôles. Des
personnes ayant besoin de soins restent bloquées de longues heures lors de leur
arrestation, voire sont carrément reconduites à un village frontalier côté italien,
loin de tout hôpital. « Les coursiers traitent mieux leurs paquets. », écrira un
journaliste italien.
« On va retrouver des morts au printemps ». Cette crainte est dans les pensées de
nombreux habitants du Briançonnais à la vue des migrant·es pourchassés par les
gendarmes, empruntant des sentiers que les alpinistes chevronnés évitent bien
volontiers. Les autorités pourtant ne démordent pas de leur action de refoulement
et la justifient par une logique pour la moins déconcertante : « C’est mettre
la vie des personnes en danger que de ne pas leur déconseiller le franchissement
irrégulier de la frontière au regard des conditions climatiques hostiles »,
ironisera la préfecture… Contraindre, par une chasse à l’homme organisée, les
exilé·es à risquer le passage dans les conditions les plus défavorables serait donc
une oeuvre aussi charitable que les guerres sont propres ou les bombardements
humanitaires.
« On ne fait pas de politique, on porte seulement secours à des gens en danger ».
Ce discours est très présent dans les associations d’aide aux migrant·es. Mais
l’humanisme a ses limites, d’autant plus étriquées que les migrant·es sont nombreux
ou – pire encore – que ceux-ci frustrent le travail de bonne conscience
en prenant leur situation en main. Logiquement, des conflits surgissent entre
d’autoproclamés citoyens qui « défendent l’État de droit » et celles et ceux qui
considèrent qu’il fait partie du problème. On assiste ainsi à de dangereux numéros
d’équilibristes, certains responsables locaux ou membres associatifs se désolidarisant
de modes d’actions sortant du cadre légaliste, comme les occupations, et
soutenant à demi-mot la maréchaussée, « des humains comme les autres ». Tout
cela au détriment des besoins des exilé·es et de leur autonomie, mais que voulezvous,
il faut savoir rester crédible. On peut dire que chacun respecte son rôle :
la police frappe, la justice condamne, les fachos aboient et la gauche s’indigne.
Les problèmes ne sont pas seulement la montagne, la neige, les avalanches et les
tempêtes. Ici, les premiers obstacles se nomment police aux frontières, douanes,
gendarmerie et préfecture. Les frontières, ce ne sont pas seulement des lignes
imaginaires tracées sur des cartes, des déserts, des mers ou des montagnes à franchir.
Les déplacements forcés, les expulsions d’un pays à l’autre, les séjours en
prison ou en centre de rétention, l’exploitation encouragée par la précarité et la
clandestinité sont le quotidien de milliers de personnes qui pensaient trouver en
Europe un lieu de refuge et de repos. Le nouveau projet de loi en France, sobrement
intitulé « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » ne
fera qu’endurcir les règles de ce jeu de l’oie grandeur nature. Il vise notamment
à clarifier légalement une séparation nette entre les « bons » et les « mauvais »
actes de solidarité. Il criminalise la lutte contre les frontières tout en favorisant
une cogestion de la misère par les personnes solidaires plutôt qu’une solidarité
en acte favorisant l’autonomie des exilé·es. La réforme législative de l’Union
européenne sur l’asile prévoit quant à elle la prise de données biométriques des
enfants à partir de l’âge de six ans.
Mais les contrôles et la surveillance ne se limitent pas aux quelques patrouilles
menées au col de l’Échelle ou au Montgenèvre. Soucieuse de la « sécurité internationale
», l’Europe a étendu ses frontières et sa machinerie coercitive à coups
d’accords bilatéraux. Ainsi, au Soudan, au Mali, au Niger, au Maroc ou en Turquie,
des millions d’euros sont distribués afin de semer toujours plus d’embûches
sur la route des exilé·es, rendant les traversées encore plus meurtrières et les
expulsions dans des pays en guerre possibles. L’UE prévoit de fournir au Soudan
des équipements de surveillance, une assistance pour la construction de deux
centres de détention et une formation pour ses unités de patrouille frontalière.
Pour défendre ses intérêts économiques, elle participe également au renforcement
de politiques – dictatoriales ou démocratiques, peu importe – et de milices
armées bien souvent à l’origine des déstabilisations et des massacres entraînant
le départ des populations.
La multiplication d’actes de solidarité permet d’entrevoir d’autres horizons que
ceux de l’individualisme ambiant et du repli sur soi identitaire. Il est cependant
vain d’attendre d’un État, quel qu’il soit, qu’il fournisse des solutions à une
situation qu’il engendre par son existence même. Il nous semble nécessaire de
se défaire des réflexes misérabilistes pour s’inscrire dans une perspective de lutte
avec et non pour les migrant·es, partager nos révoltes pour tenter de prendre le
problème à la racine : les États, leurs frontières, leurs guerres et le mode de production
capitaliste qu’ils cherchent à maintenir coûte que coûte.

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Week-end Critique du Tourisme Les 29-30 juin et 1er juillet à Roybon

Programme à retrouver ici : https://zadroybon.wordpress.com/

Vendredi 29 juin :
- 18h Projection de Courts-métrages
- 18h30 Intervention sur le tourisme de Jean-Philippe Descombes et Henri Mora. (auteurs de la brochure Tourisme, un marché du rêve et du divertissement), des rédacteurs de la revue Nunatak dont le n°2 est paru l’hiver dernier est consacré en partie au tourisme en montagne (sous réserve) – Discussion
- 20h30 Repas (des meilleures cantine de Grenoble)
- 21h30 Projection du documentaire Venise, Barcelone, Dubrovnik : les ravages du tourisme de masse – Discussion

Samedi 30 juin :
- 14h30 Atelier d’écriture sur le tourisme et atelier de fabrication d’un fanzine à partir de découpages et détournements de magazine touristique
- 16h Slam – lectures – Rap
- 17h Présentation de la lutte contre Center Parcs, des revues De tout bois, À Pierre fendre et Nunatak (sous réserve) et de la brochure Tourisme, un marché du rêve et du divertissement.
- 17h30 Intervention sur le tourisme de Rodolphe Christin et Philippe Bourdeau (auteurs notamment de l’ouvrage Le tourisme : émancipation ou contrôle social) – Discussion
- 20h30 Pizzas
- 21h30 Projection de courts-métrages
- 22h Projection du documentaire Cannibal Tours – Discussion
- 23h45 Scène ouverte : Jam Session – Rap – Open mic

Dimanche 1er juillet :
- 10h Projection de la conférence Alpes Is(h)ere « La station du futur »
- 11h15 Discussion sur « La critique du tourisme et après ? »
- 14h Discussion sur la frontière, le tourisme et la montagne (selon intervenants)
- 16h30 Projection du documentaire Les problèmes de la Chine avec les Ouïghours – Discussion

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